Lost siren [Geda & Maxir]


 

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Lost siren [Geda & Maxir]

Lost siren
Geda Wain & Maxir Korden
Maxir était arrivé quelques jours plus tôt avec des renforts sur le front de Dantooïne. En effet, l’Empire avait cherché à reprendre la planète. Des sith et des jedi s’affrontaient au milieu de champs de bataille plein de soldats des deux fronts. C’était la cohue et le bazar et il ne semblait pas qu’un gagnant se profilait à l’issue de cet affrontement. Il semblait y avoir autant de cadavres des deux côtés et lorsqu’une faction arrivait à grappiller quelques mètres de terrain ou un bâtiment, c’était pour immédiatement le perdre et reculer dans sa ligne de défense. Et ainsi de suite… Ils enchaînaient les victoires et les pertes tellement vite qu’on n’avait pas le temps de se réjouir, de se lamenter ou de souffler. Chacun semblait espérer que l’autre finisse par abdiquer et estimer que les pertes étaient trop grandes. Mais malheureusement, il semblait aussi et surtout, qu’aucun ne voulait prendre cette décision, dans cette guerre où chaque petit lopin de planète semblait compter à présent. Qu’importe les milliers de morts qui paveraient la sécurisation d’une seule petite planète.

Une des missions de Maxir et de ses collègues était surtout de maintenir les communications. Si certains vaisseaux en orbite arrivaient à communiquer avec Coruscant, il fallait aussi arriver à communiquer depuis le sol. Ce n’était pas simple. Ils étaient régulièrement attaqués par des missiles, des bombes ou des rafales de vaisseaux. Lorsqu’une antenne était réparée, il fallait aller en réparer une autre et encore une autre… Et si ce n’était pas les antennes, c’était les câbles d’alimentation. Et si ce n’était pas les câbles, c’était les générateurs ou les ordinateurs… Enfin bref, ils devaient tout recommencer, tout réparer constamment s’ils voulaient garder des communications relativement continuent. Malheureusement, les communications étaient unes des cibles préférées de l’Empire. De manière stratégique, c’était logique. Si les soldats et jedi étaient coupé du reste de l’armée, ils ne sauraient pas quand la relève viendrait ou ce qui se passait à d’autres endroits de la planète… L’information était une ressource comme une autre. Ainsi, les attaques aériennes étaient souvent centrées sur les bases de communication. Maxir, vétéran et habitué aux combats à présent, finit tout de même dans un brancard, le côté droite de son corps blessé et brûlé par des missiles, rapatrié à bord d’un vaisseau pour être soigné. Tristement, il n’y en avait pas tant que cela qui étaient encore en vie pour se faire évacuer. Pour cent soldats qui partaient, à peine trente revenaient éventuellement pour se faire soigner. La bataille était déprimante.

Maxir se réveilla soudainement. Il savait que son équipe avait été frappée par une attaque. Il se souvenait vaguement qu’on l’avait tiré à l’abris. Il revoyait le ciel obscurcit par des croiseurs de la République, des couloirs… Et à présent ce lit médical… Il sentait la partie droite de son corps légèrement anesthésiée de son bras jusqu’à sa cheville. Des cicatrices en plus à ajouter. Certaines déformeraient certainement ses qukuufs situés sur son avant-bras et sur sa cheville. Tant pis. Ceux qui étaient les plus caractéristiques et reconnaissables étaient ceux de son visage de toute façon… Il tenta de se redresser histoire d’évaluer lui-même les dégâts, et aussi pour voir qui, de son unité, était dans les parages. Il émit un grognement sourd dans le fond de sa gorge en se redressant sur ses coudes.
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Lost Siren
maxir & geda

Geda, toute vêtue de blanc dans sa tenue médicale, pénétra dans le vaisseau en partance pour le secteur Raioballo, elle avait emporté avec elle une caisse réfrigérée pleine de traitements antalgiques divers et variés. Tout le monde était sur le qui-vive. La guerre grondait dans la galaxie. Dantooine avait été attaqué par des vaisseaux de l'Empire. Des jedi se battaient aux côtés des soldats de l'armée contre les siths et d'autres soldats ennemis. Un massacre selon les dernières informations. Toutes les unités médicales de la République avaient été regroupé sur des vaisseaux, la jeune humaine en faisait partie. Les ressources regroupées dans les soutes, la frégate médicale quitta rapidement la planète. Geda venait d'atteindre le pont supérieur, slalomant entre les droïdes médicaux et les quelques humains qui composaient l'unité médicale d'urgence. Tout devait être prêt à temps pour accueillir les premiers blessés. La jeune affichait un air grave, celui qui ne la quittait que rarement depuis ce tragique événement. Elle longeait les allées de l'immense salle, bordée de lits, pour s'arrêter à un bureau. Ils avaient encore quelques minutes avant le grand rush, il fallait en profiter pour avancer du travail. XP, son droïde de compagnie était venu lui-aussi, il se tenait derrière elle, silencieux, en attente d'ordre à recevoir. Il pouvait être très utile pour stocker des informations, traduire si besoin, et lui ramener ce qu'elle nécessitait, c'était pour cela qu'elle l'avait amené avec elle.

La frégate médicale arriva sur le lieu de l'attaque. Tout-à-coup, le sol se mit à trembler, des fioles en verre qui étaient posées sur les paillasses tombèrent et se brisèrent. La médecin, tout comme bon nombre de ses autres collègues, à l'exception des droïdes médicaux, manqua de tomber. Heureusement, plus de peur que de mal. « Rangez tout ce qui peut tomber, accrochez tout se qui peut rouler. Préparez les unités de réanimations et les seringues de morphine », ordonna-t-elle en se redressant brusquement. Geda attacha sa chevelure brune en une queue-de-cheval bien haute et fit craquer les jointures de ses doigts pour se détendre. Les prochaines heures allaient être très difficiles, elle devait se préparer au pire. Au-dessus de sa tunique, un pantalon et un pull à col blanc très près de corps, elle enfila une blouse qui lui tombait jusqu'aux hanches, son identité était inscrite en lettres noires sur un petit écriteau. Lieutenant Geda Wain, médecin unit.1. Elle aplatie les plis de sa tunique en respirant fortement. Détendre, il fallait se détendre. Après tout, elle connaissait son travail, même si ça ne faisait que trois ans qu'elle était diplômée. Ses iris azurées se posèrent sur la porte. On pouvait entendre les gens se ruer dans les allées. Elle se rapprocha d'un peu plus près. A travers un hublot qui laissait voir ce qui se passait à l'extérieur de l'unité, on pouvait voir des droïdes tirer des brancards recouverts de sacs mortuaires, il y en avait trop, beaucoup trop. Geda déglutit avec difficulté et sentit quelques gouttes de sueur perler sur son front.

Des heures, cela faisait plus de deux heures que les patients blessés, souvent à moitié dans le coma, étaient admis dans son unité. La médecin finissait de donner des instructions à un droïde médical quand brancard fut glissé devant elle. C'était un homme, un kiffar, d'une trentaine d'années, qui avait perdu connaissance et qui sentait le brûlé. Elle examina les lits, pour trouver un espace de libre pour cette énième victime de la guerre, lorsque au loin, juste à côté du bureau médical, elle en aperçut un. « Déposez-le sur ce lit » Fit-elle en leur pointant du doigt l'endroit. Elle les suivit jusqu'à l'installation du blessé, puis, lorsqu'ils repartirent, elle commença l'examen. Le bras droit tendu, d'un geste ample de la main, elle passa le scanner miniature au-dessus de lui. Bip, bip, Bip. Un écrit s'afficha sur l'écran de la machine. Geda fronça légèrement les sourcils, puis marmonna. « Brûlures multiples aux membres inférieurs, abdomen et contusions. Pas de fracture, pas de déplacement ... présence d'éclats métalliques au niveau de la cuisse gauche ». Sa bouche se tordit. « Découpez ses vêtements, injectez-lui rapidement une dose d'antalgique ».

Quelques minutes plus tard, alors que l'humaine revenait vers son patient, elle remarqua qu'il s'était réveillé. Il tentait de se redresser sur ses avant-bras. Geda soupira, consciente que la dose antalgique injectée n'était apparemment pas assez élevée. Elle posa le dossier sur un tablette et se dirigea vers lui. Une secousse imprévue la fit tomber à genoux juste devant son lit, elle dut s'aider d'un droïde qui passait par là pour se redresser. La médecin se présenta au kiffar légèrement sédaté. « Recouchez-vous. Je suis Geda Wain, vous avez été blessé vous et votre unité dans une explosion. Comment vous sentez-vous ? ». Ses iris bleutées se mirent à parcourir le visage du blessé, à la recherche d'une grimace de crispation indiquant une quelconque douleur. « Suite à l'explosion, vous avez reçu des éclats métalliques dans la cuisse. Il va falloir que je vous les enlève ». De son regard azuré, sérieux et concentré, elle fixait son patient, attendant une réponse de sa part. Il ne s'était pas recouché, d'un geste de la main, elle le poussa au niveau d'une épaule pour le faire comprendre avec plus d'insistance qu'il ne devait pas se redresser.
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Geda Wain & Maxir Korden
La constitution solide des kiffars leur permettait de ne pas tomber aussi souvent malade que les humains, et ils pouvaient résister légèrement plus à la douleur et aux désagréments du combat. Cependant, quand les blessures étaient étendues et profondes, un simple petit avantage naturel ne faisait plus beaucoup de différence finalement. Une douleur s'étendit sur tout son côté droit et il sentit, sous les compresses, sa peau et ses muscles s'étirer douloureusement dans une sensation étrange. Alors qu'il essayait de jeter un coup d'œil tout autour de lui, une secousse fit légèrement tanguer le vaisseau. Il se maintint sur la table et vit soudainement un médecin tomber et se relever avant qu'elle ne lui dise de se recoucher. Elle se présenta sommairement avant de l'informer que son unité ainsi que lui-même avaient été blessé par une explosion. Il se passa la main gauche, intacte sur le front. « Oui... Je me souviens... Moi ça va... » mentit-il. La douleur était encore là, mais elle importait peut, en fait. Il voulait surtout savoir quelque chose d'autre. « Il y a eu d'autres survivants ? Chez les mécaniciens ? » Ses yeux cherchaient un visage familier mais les rideaux des autres lits étaient tirés et il n'entendait aucune voix familière pour le moment. Cela n'était pas étonnant s’ils avaient été sédaté et endormis pour opérer leurs blessures.

Le docteur lui expliqua ensuite que l'explosion avait projeté des éclats métalliques dans sa cuisse et qu'il fallait les enlever. Il n'avait même pas vraiment senti cette douleur en particulier. C'était comme si tout son côté droit irradiait de douleur simplement... Mais maintenant qu'elle le mentionnait, la gêne ressentit un peu plus tôt devait venir de là. La médecin finit par lui pousser légèrement l'épaule pour le recoucher, ce qu'il fit sans résister avant de soupirer « Faites ce que vous devez faire... J'ai tellement eu de métal dans le corps que je ne sais plus si je suis un kiffar ou un droïde... » à coup d'explosions, de crashs de vaisseau ou simplement d'accidents mécaniques, le métal ainsi que l'électricité étaient ses pires ennemis et ceux qu'il connaissait le mieux. Puis quelque chose sembla lui revenir en mémoire. « Combien de temps j'ai été inconscient ? Les combats sont toujours en cours ? On s'est replié ? » car finalement, il aurait pu se réveiller quelques minutes après avoir été évacué comme quelques heures ou quelques jours... Et sur un tel front, totalement chaotique et instable, la situation pouvait changer du tout au tout en une matière de minutes.
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A première vue, le kiffar allongé sur le brancard avait l'air plus inquiet par la survie de ses compagnons que par sa propre santé. Ses multiples questions firent s'étendre un sourire presque décontracté sur le visage pourtant tendu de la médecin. Le regard perçant du blessé se mis à parcourir l'environnement, à la recherche d'un visage familier. Geda l'observa silencieusement, ses iris céruléennes posées sur ce visage marqué d'un trait rouge, sans répondre immédiatement à ses interrogations. Quel curieux personnage que voilà. La belle se tourna alors en direction d'un droïde chirurgien qui roulait en direction de l'unité des soins intensifs, et le questionna sur les dernières admissions. De retour auprès du kiffar, elle se contenta de lui répondre d'une voix douce qui se voulait rassurante. « Des survivants, il y en a. Cependant aucun blessé ne semble parvenir d'une unité de mécaniciens. A part vous, bien sûr », commença-t-elle. Voyant les muscles de son visage qui commençaient à se contracter, sûrement lié à l'inquiétude et à la déception, elle enchaîna rapidement. « Maintenant d'autres frégates médicales ont été affrétées, peut-être se trouvent-ils sur l'une d'elle ? » Même si c'était eu probable, la jeune femme ne voulait pas annoncer de mauvaises nouvelles sans renseignements complémentaires. De plus, elle n'avait pas de temps à perdre, les décès ne la concernait pas, elle devait s'occuper des vivants.

Le blessé accepta finalement de s'allonger. Avait-il croisé le regard sévère de la jeune femme qui n'avait cessé de le fixer ces dernières secondes ? En tout cas sa collaboration la rassura. Elle n'aurait pas voulu en venir à la force. Devoir contentionner un patient, contre sa volonté, restait quelque chose de difficile à vivre. Heureusement le kiffar avait accepté de se laisser faire. « Bien, bien. Parfait », marmonna-t-elle, le sourire aux lèvres, lorsque le patient donna verbalement son accord au médecin pour lui enlever les morceaux de métal qui avaient transpercés la cuisse de ce dernier. Elle nota la pointe d'humour qu'il avait glissé dans son discours. Ce garnement avait encore assez de force pour ça, c'était amusant. Geda s'empressa alors de préparer le matériel, sur un chariot en inox qui tremblait au rythme des bombardements que recevait le vaisseau. Pendant ce temps, le blessé continuait de l'interroger sur la situation actuelle, sur l'avancement de la bataille. « Mh, un instant s'il vous plait. QR-GX30 ? » Un droïde avança dans sa direction. « Ramenez-moi une fiole d'anesthésiant local du vingt milligrammes ... » Son regard se posa sur le visage du kiffar, elle eut un instant d'hésitation puis rectifia ses mots. « Du quarante, ramenez-moi plutôt du quarante milligrammes ... Et une aiguille de quinze, pas de vingt ».

Geda se retourna, elle reporta son attention sur le kiffar qui l'avait questionné peu de temps auparavant. Le sol se remit de nouveau à trembler, elle se tint au paravent qui jouxtait le brancard ce qui lui évita une nouvelle chute. « Cela doit faire deux bonnes heures que vous avez perdu connaissance, d'après le soldat qui vous a ramené à bord. Et nous sommes toujours en guerre, notre vaisseau subit actuellement les tirs ennemis, c'est pour cela que je vous demanderai de rester à cet endroit jusqu'à ce que je vous donne l'autorisation de partir ». Les ordres du Lieutenant Wain étaient clairs. Elle ne voulait pas le retrouver gisant dans un coin de l'unité. Elle enfila masque chirurgical puis une paire de gants stériles en vinyle bleu, elle s'approcha de la cuisse dénudée du kiffar. La zone blessée fut nettoyée et désinfectée par le droïde assistant qui se tenait de l'autre côté du brancard. « Je vais anesthésier votre cuisse. Le produit risque de brûler un peu, puis vous ne sentirez plus rien. Prévenez-moi avant si vous ne vous sentez pas bien, ou si l'anesthésiant ne fait pas effet ». Ses iris céruléennes ressortaient énormément au-dessus du masque, elles fixaient intensément le visage de son patient en attendant sa réponse, une seringue en main.

Une première piqûre traversa la chaire meurtrie du soldat, puis une seconde, et une troisième. En tout, elle réalisa une quinzaine de micro-injection dans la cuisse, s'arrêtant de temps-en-temps avant de subir les secousses de l'appareil. Quelques fils sanguinolents s'échappaient des différentes plaies, s'écrasant sur le sol métallique de la salle. « Alors ? Que sentez-vous ? » Dit-elle en piquant la surface de l'épiderme avec la pointe de l'aiguille à différents endroits.
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Geda Wain & Maxir Korden
La médecin lui annonça qu’il y avait des survivants mais que personne ne semblait être venu sur ce vaisseau de son unité. Elle rajouta ensuite rapidement que d’autres frégates étaient venues récupérer des blessés et qu’il était possible qu’ils aient été emmenés dans un autre vaisseau. Maxir lâcha un soupire à moitié soulagé. Il savait qu’il ne pouvait rien faire. Ainsi cloué sur ce lit, il devait subir ses blessures et se faire soigner sans trop bouger histoire de ne pas rajouter aux mouvements du vaisseau. Seulement une fois arrivé sur la planète de secours pourrait-il se renseigner sur la localisation de ses co-équipiers… Certains qu’il connaissait depuis l’école de formation et d’autres qu’il avait rencontré le matin même. Bizarrement, malgré toutes les personnes qu’il croisait, toutes les équipes qu’il avait rejoint pendant des temps plus ou moins longs, il se souvenait toujours des gens avec qui il avait travaillé. Les noms et les visages arrivaient assez bien à lui coller au cerveau. Peut-être un rapport avec sa psychométrie ? Il n’en était pas sûr… En tout cas, c’était une bénédiction autant qu’une malédiction. Il arrivait à se souvenir des soldats qu’il croisait dans les diverses bases mais il se souvenait aussi des gens disparus, morts, massacrés ou capturés. La joie de connaitre et de se souvenir des gens allait de pair avec l’affliction de les regrettés une fois partis.

Finalement le médecin se mit en route. Elle s’éloigna un instant pour parler à un droïde. Maxir ne savait pas très bien si c’était un robot protocolaire ou médical. L’un dans l’autre, il avait toujours fait confiance aux personnes qui étaient chargé de le retaper. Il avait déjà eu de mauvaises surprises comme des petites opérations sans anesthésiants ou de jeunes médecins qui ne savaient pas par où commencer… Mais l’un dans l’autre, Maxir savait qu’il valait mieux les laisser faire sans rien dire si on voulait en ressortir vivant. Et puis, entant que soldat de la République, il avait appris à écouter les ordres.

La docteur lui apprit donc qu’il avait été inconscient deux heures. Il se sentit un peu soulagé. Au moins les renforts étaient arrivé assez vite et il était donc fort possible que les autres techniciens de son unité aient été sauvé en même temps que lui. Elle lui annonça ensuite que les combats étaient toujours en cours et que c’était pour cela que le vaisseau subissait des tirs. Il hocha la tête quand elle lui dit de rester sur la table pour le moment. « D’accord… Ce serait con que je me fracasse le crâne sur une table d’auscultation en effet… » malheureusement il parlait d’expérience. Il avait déjà quitté l’unité médicale pendant une bataille pour y revenir deux minutes après, après s’être pris quelque chose en plein dans le visage.

Le lieutenant Wain lui expliqua ensuite qu’elle allait anesthésier sa cuisse pour extraire les morceaux de métal. Maxir replaça sa tête, regardant le plafond de la salle, métallique et à l’air un peu vieux. « D’accord » et il attendit les injections. Il sentit l’aiguille pénétrer sa peau les premières fois. Le kiffar n’était pas particulièrement sensible même si les piqures et ce genre de chose lui donnaient des frissons. Lorsque la médecin lui demanda ce qu’il sentait il répondit « Je sens que ça brûle oui… Mais je crois que là c’est mon imagination qui me torture alors je pense que vous pouvez y aller… » il marqua une pause avant de rajouter « Au pire je me mets à hurler et ça voudra dire que ça n’a pas marché. » il ne voulait pas lui demander si elle avait mis des doses plus fortes qu’un humain normal. Les kiffars étaient assez rares dans certaines parties de l’univers et certains médecins ne connaissaient pas les spécificités de la race des habitants de Kiffu, plus solides que les humains. « Vous avez l’air jeune pour un médecin… C’est votre première situation sur le front ? » demanda-t-il plus pour meubler le silence pesant, la douleur et l’angoisse que par pure curiosité envers sa collègue. Les détails l’intéressait mais à ce moment précis, il avait surtout envie de parler.
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La médecin posa sa seringue sur un plateau en métal, son geste raisonna dans le petit espace dans lequel les protagonistes se trouvaient. Elle leva la tête vers son droïde. Un mur robotique lui faisait face. Aucune expression, une tombe de neutralité. Une solide intuition lui soufflait d'augmenter les doses d'antalgiques. Cependant la réserve n'étant pas illimité sur un vaisseau attaqué par l'ennemi, elle devait se faire violence et croire aux mots prononcés par le soldat blessé. Il était beaucoup trop porté sur l'humour pour être présentement assez sédaté pour une telle opération. Soit, il lui crierait bien assez tôt d'arrêter si la douleur devenait insupportable. « Mh », se contenta-t-elle de répondre, dubitative quant au comportement de son patient. Elle s'empara d'un scalpel stérile que son droïde lui tendait dans son emballage, puis d'un geste assuré, commença à fendre la chair là où les morceaux de métal étaient censés se trouver. La question du kiffar arriva enfin sur le tapis. Ses iris azurées se mirent à fixer ce visage tranché d'une ligne rouge, avec une certaine appréhension dans la réponse. Que devait-elle lui dire ? Lui avouer que c'était la première fois qu'elle assurait ce genre de soins sur un champ de bataille, et risque de l'angoisser et de le faire remettre en cause ses actions ? Ou lui mentir tout simplement pour le rassurer ? Les deux alternatives n'étaient pas parfaites, chacune avait ses avantages et ses inconvénients. La belle se tenait immobile suite à ces mots, son scalpel maintenu en l'air pendant un court instant. « Rassurez-vous, soldat, j'ai déjà eu l'occasion de pratiquer sur des vivants, malgré mon jeune âge ». Un sourire se dessina derrière son masque, faisant se redresser ses pommettes délicates et plisser ses yeux. Il voulait parler, soit. Geda se sentait prête à mettre une touche d'humour dans leur échange. Après tout, lui ne se gênait pas pour le faire.

Elle reporta donc son attention, enfonçant profondément la lame en acier dans la chaire sanguinolente du kiffar. « Peu d'amputations à mon actif, je dois l'avouer. Dans les quelques unes que j'ai pu pratiquer, j'ai laissé de magnifiques cicatrices. Oui, elles étaient belles ». En temps normal, ce genre de discours durant une opération n'était pas censé se faire. Ce n'était pas rassurant, légèrement malsain. La belle s'amusait dès fois de l'impact que ses mots pouvaient avoir, des réactions qu'ils pouvaient susciter. Elle reposa son scalpel sur le plateau, à côté de la seringue vide. A l'aide d'une pince fine et longue, la médecin se mit à partir à la chasse aux morceaux métalliques dans les orifices qui parsemaient la cuisse musclée du kiffar. « Aimez-vous les belles cicatrices, soldat ? Je suis certaine que je peux réussir à faire disparaître ces trous en quelques mois ». Sa phrase fut suivie d'un petit rire. Difficile à dire si elle se moquait de lui ou si elle était sérieuse. L'adrénaline guidait presque chacun de ses gestes. Habillements exécutés, avec sang-froid et douceur, elle posa dans le haricot que lui présentait son droïde assistant, le premier morceau de métal qui raisonna au contact de la surface en acier. « Et de un ! Quel est votre nom, soldat ? Je ne crois pas vous avoir entendu vous présenter depuis votre réveil et votre tenue était trop ... trouée pour que nous ayons pu lire votre matricule ».

La guerre faisait rage aux alentours de la frégate médicale. Les vaisseaux de l'Empire pilonnaient sans relâche la flotte de la République. Après un court moment d'accalmie, le vaisseau dans lequel officiait la jeune Geda fut prit de violents soubresauts et le sol se mis à trembler, à nouveau. La médecin, qui était en train de fouiller dans une plaie avec la pince, lâcha l'instrument qui resta perpendiculaire, et bascula sur le côté. Elle ne tomba pas cette fois-ci mais se cogna violemment contre le coin d'un guéridon qui jouxtait le brancard. Geda dû se mordre la lèvre inférieure pour ne pas hurler d'insultes, sous le coup de la douleur. « Pouvez-vous sangler le patient s'il vous plait ? Je ne voudrais pas qu'il se retrouve face contre terre à cause des asseaux répétés de ces chiens de l'Empire ». Le droïde s'exécuta, il se mit à sangler le kiffar à deux endroits, évitant les zones touchées par l'explosion. Une aux niveaux des tibias, l'autre au niveau du torse. Changeant ses gants déstérilisés par le contact de ses mains sur le guéridons, la jeune Geda retourna vers son patient et reprit la pince qui n'avait pas quitté sa place. Des gouttes de sueurs commençaient à perler sur son front. Ses iris azurées ne quittaient pas les plaies qu'elle avait devant les yeux. Ils se faisaient attaquer. Tout ce qu'elle espérait, c'était qu'ils allaient s'en sortir vivant. Sinon tout cela n'aura servi à rien. « Comment vous sentez-vous ? », souffla-t-elle, presque dans un murmure, tandis qu'elle ôtait un autre morceau de métal d'une plaie.
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Geda Wain & Maxir Korden
La jeune docteur ne semblait pas très impressionnée par Maxir... Lui non plus ne l'était pas à vrai dire... Il parlait surtout pour meubler. Remplir l'air autour pour ne laisser aucune place à l'angoisse ou la peur. Après tout, il était un soldat. Il n'avait pas peur de mourir en fait. Il n'avait pas peur que le vaisseau se fasse abattre et qu'ils finissent tous dans l'espace, asphyxiés. Non. Il avait peur de découvrir que ses coéquipiers avaient été décimés et il avait aussi un peu peur de la douleur qu'il allait potentiellement ressentir. Il savait ce que c'était et ce n'était pas sa première blessure, loin de là. Mais même pour un mécanicien qui avait l'habitude des brûlures et des différentes coupures, savoir qu'il pouvait peut-être finir avec des blessures permanentes qui pourraient peut-être l'empêcher de faire son travail, c'était angoissant. De plus, il était toujours un peu bavard avec les gens qu'il ne connaissait pas ou peu. Il préférait faire ça plutôt que de leur laisser le temps de l'observer et de le jauger. Ils pourraient finir par voir tout au fond de lui, ce qu'il avait fait, ce qu'il avait vu...

La docteur lui assura qu'elle avait déjà pratiqué la médecine depuis quelques temps. Il leva les mains comme pour s'avouer vaincu « Je ne m'inquiète pas alors... En tout cas vous êtes du genre sympa. Y en a des médecins, ils disent rien, vous charcutent et économisent les antalgiques. Vous avez pas le temps de dire quoi que ce soit que le bistouri est déjà entre vos deux côtes... » et il parlait d'expérience. Il avait déjà vu un vieux médecin, l'air totalement fermé et froid, se mettre à le charcuter par surprise. Il croit même qu'il avait perdu connaissance à un moment tellement la douleur et la surprise avait envahis son cerveau. Au moins celle-ci semblait vouloir faire au mieux pour ne pas trop traumatiser le mécanicien. Il s'était cependant résolu depuis longtemps face à la médecine : il n'y connaissait rien et quitte à souffrir, il préférait pouvoir survivre pour s'en plaindre après-coup. Mais pendant les procédures, il se plaignait rarement. Après tout, c'était ces gens-là qui avaient votre vie entre leurs mains gantées.

Puis la jeune femme parla soudainement d'amputation. Maxir sentit un frisson le parcourir. « Amputation ? Vous avez pas fait de modules de psychologie vous, c'est ça ? » dit-il avec un petit sourire en coin pour cacher son malaise (évident). Il en avait vu des mauvaises blessures pendant les diverses batailles auxquelles il avait assisté. Et à en voir son état, il était assez prêt à parier que sa jambe n'était pas en si mauvais état. Il aurait mal en marchant pendant quelques jours, voire semaines, mais de là à l'amputer, il se disait qu'il avait vu pire...

Il sentit quelque chose bouger dans sa jambe et se concentra pour ne pas bouger. Puis la médecin retira un morceau de métal qui fit du bruit en tombant dans un bol de émtal avant qu'elle ne lui demande son nom. « Maxir... Du clan Korden. » aux autres kiffar, il avait juste à donner son prénom car son nom de famille était en quelque sorte inscrit sur son visage de manière évidente. Mais pour les non kiffar, il précisait toujours qu'il avait un clan. Après tout, ce n'était pas une pratique rare et beaucoup de peuples fonctionnaires sur le principe des clans, familiaux ou non. Dans un tel contexte politique, avec des batailles et des trahisons, avoir un groupe auquel avoir confiance semblait presque vital pour le Mécanicien.

Soudain, un nouveau mouvement brusque du vaisseau. Cette fois, Maxir ferma les yeux pour ne pas voir ce qui se passait au niveau de sa jambe. En rouvrant les yeux, la médecin demanda à son droïde de le sangler histoire qu'il ne finisse pas sur le sol. Maxir se laissa faire et vérifia d'un rapide coup d'œil que sa jambe allait bien et être entière, si ce n'était pour la pince qui en sortait. Un nouveau frisson l'envahit. Puis la médecine s'enquit de son état. « Hum... Je... J'avoue que je ne sais pas répondre à cette question-là maintenant. On va dire en vie et lucide. C'est bien comme réponse ça ? » il n'était pas sarcastique ou ironique, il était réellement un peu angoissé et assez peu sure des sensations qu'il sentait dans son corps et ses extrémités. Il se sentait un peu malade, mais c'était normal vu la situation, et il avait mal dans le corps, ce qui était aussi normal... En tout cas, la médecin était professionnelle et avait effectué toute la procédure en faisant le moins de dégâts possibles, ce qui convenait parfaitement à Maxir...
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